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Stratégie nationale de santé (SNS) : l'Aquitaine force de proposition

Afin d’enrichir la future loi de santé publique qui sera proposée par la ministre des affaires sociales et de la santé en 2014, dans le cadre de la Stratégie nationale de santé (SNS), l’ARS Aquitaine a organisé une série de débats publics, dans chaque département d'Aquitaine, qui se sont clotûrés par un débat régional, le 16 janvier dernier, en présence de Michèle Delaunay, ministre déléguée en charge des personnes âgées et de l'autonomie.

Les 650 personnes présentes ont pu apporter leur pierre à l’édifice sur la base des contributions des débats SNS locaux, de la Conférence régionale de la santé et de l’autonomie (CRSA), ainsi que de différents acteurs (conseil régional, IREPS, caisses d’assurance maladie...) autour des thèmes suivants : Quelles propositions pour améliorer les dispositifs de prévention ? Quels changements pour améliorer l’accès et l’organisation des soins ? Comment renforcer la démocratie sanitaire ?

Retrouvez les bilans de chaque débat :

Les propositions phares des Aquitains pour :

Améliorer les dispositifs de prévention

Parmi les éléments marquants remontés sur cette thématique, il apparaît comme essentiel d’orienter en priorité les politiques de prévention en direction des jeunes et des populations en difficulté. Le système de prévention est jugé trop segmenté pour permettre notamment une prise en charge efficace des personnes vulnérables, il est donc proposé de le fédérer et de développer la coordination entre tous les acteurs de la prévention par la création d’un guichet unique de prévention sur chaque territoire.
Selon les Aquitains, il faut également accroître et rendre pérennes les financements dédiés à la prévention. Enfin, ceux-ci ont fait part du besoin de rendre légitime la prévention en l’incluant dans tous les contrats des opérateurs de santé (contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens, contrats locaux de santé…) et dans les objectifs des politiques publiques et des entreprises mais aussi en développant l’évaluation pour permettre de mieux mesurer l’impact des actions de prévention engagées.

Améliorer l’accès et l’organisation des soins

Les Aquitains ont plébiscité les modes d’exercice coordonné et souhaitent poursuivre la dynamique de création de structures d’exercice regroupé dans les zones sous-dotées, mais également dans les zones en milieu urbain pour améliorer les parcours de santé. Cela nécessite de maintenir des aides publiques, notamment pour les zones rurales et d’identifier des professionnels chargés d’exporter leur expérience et promouvoir les maisons de santé pluridisciplinaires.
Il leur semble également essentiel de lever les contraintes à l’exercice pluridisciplinaire (alléger les démarches administratives, former à l’exercice transdisciplinaire, travailler sur les modes de rémunération et les modalités de la coordination, etc).
Par ailleurs, sur la question de la coordination ville-hôpital-médico-social, les Aquitains ont jugé important d’identifier un acteur chargé d’assurer cette mission sur chaque territoire.
L’aide aux aidants a également fait partie des thématiques largement abordées et il apparaît comme essentiel de développer des systèmes de soutien aux aidants via des groupes de parole ou des baluchonnages par exemple.
Enfin, les nouvelles technologies au service de la santé ont été au centre de nombreux échanges qui ont abouti au besoin de lever les freins à leur développement : rendre interopérables les systèmes d’information, trouver un modèle économique pour financer la télémédecine, rendre obligatoire l’alimentation du dossier médical personnel et permettre son utilisation par les professionnels à domicile et en sortie des urgences, former les professionnels aux nouvelles technologies, etc.

Renforcer la démocratie sanitaire

Les Aquitains souhaitent que soit mise en place à l’échelle de chaque territoire une instance qui aurait un rôle de veille, d’alerte et d’accompagnement à la qualité des prises en charge et pourrait prendre en charge les recours. Ils jugent également essentiel de diversifier les modes de recueil de la parole de l’usager : conseils de vie sociale départementaux, sondages, forums…
Par ailleurs, il semble important de faciliter le rôle des usagers dans le signalement des événements indésirables et de renforcer la participation des « patients experts » en leur donnant un statut.
Enfin, les Aquitains souhaitent que les usagers soient largement associés dès la conception des projets dans le domaine de la santé sur leur territoire, puis tout au long de la mise en œuvre, du suivi et de l’évaluation

De façon générale, l’Aquitaine doit continuer à innover dans les actions mises en œuvre et les solutions proposées et capitaliser sur tout ce qui existe déjà dans la région.

L’ensemble des propositions des Aquitains seront remontées au niveau national et contribueront à l’alimentation de la future loi de santé publique.